jeudi 15 mars 2007

Routiers et camions Mexicains, les portes du Canada vous sont ouvertes



Depuis plusieurs années, soit depuis la signature de l’ALENA, nos voisins Américains ne voient pas d’un bon œil la sortie de la zone tampon de leur voisin du sud avec leurs camions. Ceux d’entre nous qui allons dans cette zone de 20 miles de la frontière Américano-mexicaine ont vus quel genre de véhicule ils conduisent. Tout ce que les grandes compagnies de transport américaine ne veulent plus et qui n’est pas vendable sur le marché des USA ou du Canada, se retrouve plus au sud. Si vous voulez encore voir des « flatnose » orange de Schneider, rendez-vous dans la région de Laredo ou Brownsville. Je peux vous dire avec certitude que cette compagnie a cessé de les acheter voilà plus de huit ans.

Les autorités Mexicaines devaient rencontrer des obligations de contrôle des routiers, tout comme nous canadiens, afin de pouvoir accéder hors de cette zone tampon. Pour nous au Canada, cette zone qui est à plus de 2500Km de notre frontière sera éliminée et selon mes sources, rien ne les empêchera de venir sur nos routes.

En effet, le projet pilote d’une année du USDOT et du FMCSA comprend cent transporteurs du Mexique mais, qui ne propose aucune limite sur la quantité de camion de ces transporteurs, devrait commencer d’ici soixante jours. Les groupes s’opposant à ce projet vont des Teamsters à l’OOIDA en passant par le Public Citizen Group. Selon des sources à Transport Canada, si ces transporteurs rencontrent les normes, rien ne les empêchera de venir ici.

Les normes sont les mêmes que pour nous tel que le dépistage des drogues, certificat d’assurance valide, des véhicules qui répondent aux normes de sécurité routière du CVSA et un contrôle national. L’ombre actuelle au tableau, selon plusieurs rapports des Teamsters et la déposition que le président international Jim Hoffa a fait au congrès américain.

« Aucune des normes ne sera rencontrées » dit-il. « Je suis convaincu que ni le gouvernement Américain ou le gouvernement Mexicain disposent des ressources requises pour une surveillance agressive et la mise en place d’un programme de contrôle ».

Il n’y a qu’un faible nombre de compagnie Américaine qui ont fait une demande de permis pour que leurs camions entrent au Mexique. Sans vouloir spéculer, nous avons une petite idée des noms. Parmi les autres points qui agacent, les camions du reste de l’Amérique du Nord ne seront pas autorisés d’entrée vers le Mexique avant un minimum de 6 mois, sans compter que suite à ce projet pilote, tous seront admis vers le nord.

Ce qui devrait nous inquiété comme Canadien, c’est l’impact économique de cette ouverture. Les grandes compagnies qui exportent vers le Mexique, pour sauver dans les coûts de fabrication, vont-elles se gêner pour prendre un transporteur Mexicain qui lui aura des coûts d’exploitation plus bas que nous? Tout ce qui les concerne c’est le profit qui reste dans leurs transactions. Pourquoi pensez-vous que plusieurs gros manufacturiers ont profités de l’ALENA pour déménager vers Monterrey?

Je lisais dans une publication de transport que bientôt les camions qui sont canadiens par leur fabrication deviendront sous peu Mexicain. Navistar l’envisage sérieusement, Freightliner a déjà annoncé ses plans pour une usine de $300M et que les camions Sterling y seront assemblés. Si ma mémoire est bonne, l’usine de St-Thomas en Ontario a vécu une coupure de 800 emplois en décembre. Quand la fermeront-ils?

Je demande au dirigeants des grands transporteurs et des associations qui les représentent de même que les associations qui nous représente de faire pression sur les autorités pour que cette folie ne puisse pas aller plus loin et que de nous mettre encore plus de lois et règlements n’est pas la bonne façon de niveler la compétition.

Jean Catudal

mercredi 14 mars 2007

Le plus grand convoi de camions au monde au bénéfice des olympiques spéciaux Québec



Étant bien impliqué comme porte parole de cet événement qui se tiendra le 22 septembre prochain, j'ai le plaisir de vous annoncé que les 20 premiers camionneurs qui s'inscriront d'ici au 31 mars recevront un laissez passer pour le salon Expocam 2007.

Il nous fera plaisir de vous rencontrer lors de ce salon qui se tiendra du 12 au 14 avril prochain dans le grand hall de la Place Bonaventure à Montréal. Surveillez bien les routes du Québec et de l'Amérique du Nord pour notre remorque!

Pour vous inscrire, juste à nous contacter par courriel et nous vous retournerons les formulaires par courriel le plus rapidement possible.

convoi.qc.os@sympatico.ca

Nous vous remercions d'avance pour votre support à cette cause.

Jean Catudal Porte Parole et toute l'Équipe du Convoi

Ma vision des salaires et des revenus pour les chauffeurs et voituriers contractants


Si le projet de loi 115 en Ontario passe la troisième lecture et que d’ici deux ans les propositions de règlement du FMCSA entrent en vigueur pour les enregistreurs de bord, c’est tout le système de paie des routiers professionnels qui devra être passer au peigne fin. J’ai toujours eu pour ligne de pensée que pour un même trajet, une paie égale devrait être versé. Quand un employeur pour qui je travaillais à passer du « hub » au « PC Miler », j’ai approuvé car si un chauffeur qui fait un détour sans raison valable, celui qui a pris le meilleur chemin ne mérite pas un revenu moindre. Cependant, avec tout ce que les associations des transporteurs demandent, j’ai changé ma vision de la chose. Mes expériences de vie et de travail aussi ont fait que ma pensée est quelque peu différente.

Si je reprends les propos de M. Claude Robert, dans son allocution d’acceptation au poste de président de l’Alliance Canadienne du Camionnage, « Il est grand temps que l’industrie prenne sérieusement les règles des heures de service » et dans la même déclaration, M. Robert ajoutait, en parlant des registres des heures en papier qu’ils sont désuets, une farce et sans contrôle. Oui les enregistreurs de bord donneraient une arme de plus aux entreprises, afin de justifier un revenu supplémentaire envers leurs clients qui retiennent inutilement au quai les équipements des compagnies.

Vous savez tous la vieille blague entre nous : « Nous sommes le seul corps professionnel qui risque une amende lorsque nous voulons ou avons besoin de faire du surtemps ». Ma réflexion ne s’arrête pas là, du moins ma nouvelle réflexion avec la venu possible des enregistreurs de bord et la mise en fonction obligatoire du limiteur de vitesse.

Je ne pense pas détenir la réponse mais, en appliquant un peu de logique, je vous fais part de mes questionnements et de mes vues.

Quelle est la partie la plus facile de notre travail.

Par une belle journée, circuler dans les limites de vitesse prescrite sur une belle autoroute. C’est à ce moment que nous encaissons le maximum possible de revenu. Si vous roulez à 65mph, multipliez votre revenu au mile et vous aurez votre salaire de l’heure.

Quelle est la partie la plus laborieuse de notre travail?

Si nous devons circuler dans une région urbaine dans une heure de pointe qui ne semble pas se terminer, dans des conditions météorologique difficiles, en attende au quai de chargement ou de déchargement, aux postes frontaliers pour ceux qui font de l’international.

Est-il normal que pour les moments où nous devons travailler le plus, nous touchions un revenu diminué?

Faites le calcul. Si vous traversez des régions tel que Toronto, Chicago et que pour effectuer une distance de 65 miles, vous mettez deux heures trente, ce qui vous fais une vitesse moyenne de 26mph. Votre revenu est alors deux fois et demie moindre dans des conditions de travail plus exigeantes.

Je ne veux pas faire de syndicalisme. Je reste un libre penseur et un individu qui aime sa liberté de choix dans le domaine qu’il a choisit. De plus en plus, les demandes nouvelles de réglementation dans notre industrie me pousse vers ces réflexions que je vous partage.

Et ensuite, des administrateurs de personnel se demandent pourquoi il y a autant de roulement de chauffeurs dans l’industrie. Sous peine de me répéter, je ne détiens pas toutes les réponses mais, si un individu vient dans notre industrie suite à un recyclage, un changement de carrière ou toute autre raison, cette personne, qui peut avoir travaillé pendant plusieurs années à un taux horaire fixe selon les normes du travail ou une convention collective, en vient vite à la conclusion que nous sommes exploités au plus haut niveau décent.

J’ai appris depuis longtemps que pour le beau travail que je fais comme routier, je ne dois pas regarder le fruit de mon labeur de la sorte. Je dois plutôt le regarder dans son ensemble en additionnant mes revenus dans leur totalité et je me considère chanceux de faire un salaire plus que moyen. Si je considère les avantages, tel que, je peux voir du pays, ne pas avoir un boss qui regarde par-dessus mon épaule tout le temps afin de s’assurer que je fais mes tâches et que je ne perds pas mon temps. Nous sommes rémunérés à forfait. Le principal objectif qui nous est demandé reste que le chargement se rende là où il doit être dans le temps requis et de façon sécuritaire.

dimanche 11 février 2007

Formation d’une nouvelle coalition des usagers des autoroutes




Une coalition des usagers de la route et des autoroutes a fait parvenir à la Secrétaire Mary Peters une lettre exprimant leurs inquiétudes sur la privatisation des Interstates publiques en PPP. Cette coalition est composée de :

L’American Trucking Association
L’American Automobile Association
L’American Highway Users Alliance
Le National Association of Truck Stop Operators
Le Recreational Vehicule Industry Association
L’Owner Operator Independent Drivers Association

“Americans for a Strong National Highway Network » a été formé pour faire avancer les droits des usagers de la route sur un système routier sécuritaire et fiable pour que l’efficacité des transports soit maintenu tant pour le public en général que pour les forces militaires pour lequel, le réseau a aussi été conçu.

« La vente ou la location de routes à péages existantes, génère des revenus à grand coût pour les payeurs de taxes et l’industrie du transport ainsi qu’un impact négatif pour la sécurité du public en général qui emprunte ces routes » selon Bill Graves, président de l’ATA.

« De voir ces organisations s’unir pour sonner la charge contre la vente ou la location des autoroutes du pays, démontre comment le public s’oppose à ce genre de transaction » déclare Todd Spencer, vice-président exécutif de l’OOIDA.

Un fait demeure pour notre industrie. En moyenne un camion classe 8 génère plus de $16,000 par année en taxes d’utilisation des routes, taxes sur le carburant, permis, immatriculations et j’en passe.

Dans les autres demandes de l’Alliance nous retrouvons aussi que les gouvernements se tiennent responsables d’assurer une transparence des revenus dans le meilleur intérêt du publique et que ces revenus soient dirigés vers les routes et infrastructures.

Jean Catudal

vendredi 2 février 2007

Je ne peux me taire plus longtemps


Je ne peux me taire plus longtemps sur se que j’entend les dimanche soirs sur mon récepteur de radio satellite depuis la mi-novembre. Quand j’entend une personne qui voilà quelques mois dénonçait, en onde et sur son site internet, le système de certification des routiers professionnels et que maintenant cette même personne se fait porte parole des centres de formations, je tombe en bas de mon siège à air. Je me demande aussi, quand j’entends les annonces durant la semaine, où sont les actualités et les vrais dossiers chauds? Ce qui est des conseils de conduite, ça ne manque pas!

Vous me direz que je n’ai qu’à changer de station, ce que je fais, que j’ai un brin de jalousie, peut-être, mais les heures que j’y ai mit, pendant plusieurs mois, sont encore un souvenir vivant dans mon esprit. Je sais que certains de mes propos ont dérangés et c’était le but visé. Le désir de voir des choses bouger dans notre industrie. De sentir qu’une solidarité, un élément rassembleur, était entrain de se créer me donnait l’énergie nécessaire pour continuer.

Je suis resté dans le silence depuis que j’ai été tassé et je retournerai dans le silence sur ce passage. J’avais besoin d’exprimer un peu de ma douleur. Comme dans un article précédent, je vous remercie encore pour le support que vous m’avez démontré pendant ces mois par votre écoute les dimanches soirs.

Maintenant je vous lance une autre invitation.

Je ne peux pas me taire pour toujours. Je vous invite de venir me rejoindre les vendredis soirs sur le net, via le site de truckstopquebec.com. Une nouvelle façon de faire passer mon désir de changer les choses, de vous informer sur ce qui intéresse les routiers d’expérience, de commenter sur l’ensemble de notre industrie et ce qui s’y attache de partout en Amérique du Nord. Comme plusieurs, entendre des leçons de conduite par radio...

De plus, si vous manquez la diffusion originale, c’est pas grave! Ça passe en boucle pour que vous puissiez l’écouter quand bon vous semble et même en reprise.

Et finalement, il y a ces blogs. Celui en français ici, et celui en anglais pour nos quelques 330 millions d’autres nords américains qui ne sont pas fort en lecture du français.

Sur se sujet de l’anglais, un appelant avait commenté qu’il avait eu une contravention du DOT pour ne pas parler anglais. Une recherche toute simple dans le fameux petit livre vert du FMCSA le dit

(La version officielle)
391.11(2) Can read and speak the English language sufficiently to converse with the general public, to understand highway traffic signs and signals in the English language, to respond to official enquiries, and to make entries on reports and records

(Traduction libre de l’auteur)
391.11(2)Peut parler et lire la langue anglaise suffisamment pour converser avec le publique, pour comprendre la signalisation routière en anglais, pour répondre aux demandes officielles et faire des entrées sur des rapports et registres.

Je veux remercier l’équipe de Truck Stop Québec qui me donne la chance de vous commenter, quelques fois avec un peu de couleur, sur les divers sujets de notre industrie afin que nous puissions formé une alliance nouvelle qui fera un jour bouger les choses pour nous tous.

Jean Catudal

P.S.
Jacques, je te donne la permission écrite de te servir de cet article.