dimanche 18 novembre 2007

Limiteur de vitesse pour le chauffeur de la Ministre?


Dans tout le débat sur la question, tant en Ontario qu’au Québec, l’Association Canadienne du Transport d’Entreprise émettait l’idée d’imposer la mise en fonction du limiteur de vitesse pour les entreprises de transport qui ont des dossiers de délinquance répétée en excès de vitesse.

À la lueur de la filature de l’équipe du Journal de Montréal, la population du Québec devrait demander que la limousine de la Ministre soit équipée d’un tel dispositif. J’ai discuté à plusieurs reprises avec des gens en sécurité et des propriétaires d’entreprise de transport, tous sont presque unanimes de dire qu’un chauffeur qui a des habitudes de conduite ne les change pas nécessairement selon la circonstance. Même les statistiques de la SAAQ, donnés par les critiques en transport des partis d’opposition, le démontrent que les chauffeurs les plus récidivistes sont ceux qui ont les dossiers de conduite les plus chargés d’infractions au code de la route.

Lors des représentations faites au Cabinet de la Ministre, ce point avait été démontré que les automobilistes impatients ont peu de réserve pour dépasser les poids lourds par la droite avant que ceux-ci ne reprennent leur voie de circulation après une manœuvre de dépassement. S’il vous plait Madame la Ministre, réveillez-vous! Vous auriez eu un siège en première loge sur la véracité de nos propos. Encore plus, vous avez été chanceuse que le routier n’a fait pas sa manœuvre de retour dans la voie de droite alors que votre voiture était dans son angle mort…

À la suite des infractions notées par le journaliste du JdeM, Monsieur le Chauffeur de la Ministre, aurait vu son permis de conduire sur le bord de la suspension avec des amendes de 715$ et 10 points à son dossier. Et dire que si un routier a plus de 2 contraventions dans une année, il risque d’avoir de la difficulté à se trouver un emploi.

Madame la Ministre a déclaré qu’elle sommeillait lors de cet événement.

Voir article sur Canoë
http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/11/20071117-063902.html?14290a715a5b4bdbbf90eb7d1982ac04

jeudi 15 novembre 2007

Que nous réserve la suite?

Je vous invite à visionner les conférences de presse sur le dépôt du Projet de Loi 42 et par la suite de vous en faire une idée. Nous pourrons repartir le débat par la suite sur l’ensemble de ce projet de loi.

Conférence de presse de la Ministre Boulet
http://diffusion.assnat.qc.ca/video/CONF/CONF20071114JB.wmv

Conférence de presse du critique en transport de l’opposition officielle Pierre Gingras, et de la critique sur la sécurité publique Sylvie Roy
http://diffusion.assnat.qc.ca/video/CONF/CONF20071114PG.wmv

Conférence de presse du critique en transport du Parti Québécois Serge Deslières
http://diffusion.assnat.qc.ca/video/CONF/CONF20071114SD.wmv

Avant toute chose, les commentaires que j’énonce ici représentent ma vision du projet de loi 42 et non pas celle d’aucun groupe.

Tout comme le critique de l’ADQ, M. Pierre Gingras, le disait lui-même : « Le gouvernement a de la difficulté à appliquer les lois actuelles. C'est facile peut-être d'adopter des nouvelles lois, mais de les faire respecter, c'est drôlement plus difficile. »

À une question posée par un journaliste sur une hausse de la limite de vitesse sur les autoroutes, autant Mme Roy que M. Gingras nous permettent une lueur d’espoir

« Mme Roy: Vous savez, c'est tellement bien ancré dans la population, là, cette idée qu'on peut aller au-delà de 100, là, qu'au moment où j'étais avocate, là, il y avait des personnes qui étaient condamnées pour avoir conduit à 120 Km/h, admettons, puis ils arrivaient devant le juge puis ils disaient... pour leur défense, ils disaient: Non, non, M. le juge, je n'allais pas à 120, j'allais à 105. Ça fait que finalement ils faisaient un aveu qu'ils pensaient les disculperait, mais... Le monde ne comprennent pas que c'est 100, puis ça, c'est une campagne de prévention, puis ce sont des policiers qui doivent émettre des billets de contravention. Il faut se loger, dans un État de droit, à une enseigne: ou on permet 120 puis on met des pancartes en conséquence ou c'est 100 puis on fait appliquer la loi. »

« M. Gingras: Il faut que la limite de vitesse... Si vous le permettez, il faut que la limite de vitesse représente aussi la capacité de la route de rouler à cette vitesse-là. Donc, je regarde, j'arrive de France, et où en France, avant, il n'y avait pas de limites de vitesse, et maintenant les limites de vitesse sur les autoroutes représentent la capacité de la route et la capacité de rouler sur cette route-là. J'ai roulé sur des routes à 150 avec une limite de vitesse à 150, d'autres à 130 et d'autres à 110. »

« M. Gingras: La limite de vitesse sur la 40 devrait être élevée, d'après moi, plus élevée, et avec une tolérance zéro, comme vous dites. Vous parlez de tolérance. Il faut que la limite de vitesse qui est affichée représente la limite de vitesse que vous pouvez conduire en toute sécurité sur cette route-là. »

Du coté du Parti Québécois, un son de cloche similaire sur certains points mais, plusieurs autres points du rapport de la table de la sécurité routière ont étés négligés tel que l’obligation des pneus d’hiver, les cours de conduite pour tout nouveau conducteur sans égard à son age de même que pour les points d’inaptitude.

« Et sur plusieurs aspects de ces six-là, ça nous laisse songeurs, nous avons beaucoup de questions à poser. Et je dois vous dire que sur certains éléments nous pensons clairement et nettement que la ministre ne va pas assez loin. Je donne un exemple - je donne un exemple: toute la question des récidivistes, là. À notre avis, à notre humble avis, la ministre ne va pas assez loin, les cibles ne sont pas précises et il y en a pour tout le monde. Mais qu'est-ce qu'on vise? Qu'est-ce qu'on vise? C'est la protection du citoyen, c'est la protection, la sécurité des citoyens et à mon avis elle a raté sa cible. »

L’étude en commission parlementaire risque d’être longue et ceci pourrait permettre une ouverture à de nouvelles discussions. Oui le premier round à été gagné par la Ministre mais, comme le disait Yogi Berra : « It ain’t over till it’s over » (Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini).

dimanche 11 novembre 2007

11 Novembre 2007, Jour du Souvenir

J'avais en tête de vous faire un bel article sur le Jour du Souvenir avec une photo d'un vétéran de la 2e guerre mondiale et une belle photo du camion de Larry Jesse qui rend un hommage, sur les routes du Canada, aux hommes et au femmes qui ont servit sous les drapeaux.
À la place vous aurez une photo de Madame la Ministre Boulet et un copier coller du communiqué de presse du MTQ que j'ai reçus aujourd'hui...
Tout compte fait, je vais laisser tomber la photo de la Ministre...


La ministre des Transports Julie Boulet annonce le dépôt du Projet de loi modifiant le Code de la sécurité routière et le Règlement sur les points d'inaptitude


MONTRÉAL, le 11 nov. /CNW Telbec/ - La ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie, Mme Julie Boulet, a annoncé aujourd'hui le dépôt du Projet de loi modifiant le Code de la sécurité routière et le Règlement sur les points d'inaptitude.
Les modifications proposées dans ce projet de loi concernent, la vitesse, l'alcool, les radars photos et les caméras aux feux rouges, l'accès graduel à la conduite, le cellulaire au volant et les limiteurs de vitesse pour les véhicules lourds.

Vitesse

En matière de vitesse au volant, des changements législatifs et règlementaires sont proposés afin d'introduire des sanctions plus sévères pour les grands excès de vitesse, notamment en doublant les amendes et le nombre de points d'inaptitude pour les grands excès de vitesse.

Alcool au volant

Malgré les progrès réalisés, près de 30 % des conducteurs décédés à la suite d'un accident de la route, en 2005, avaient une alcoolémie supérieure à la limite légale. Dans ce contexte, des changements législatifs auront comme résultats d'augmenter la sévérité des sanctions existantes et qui en ajoutent de nouvelles. Il est recommandé la mise en place de sanctions plus sévères pour les récidivistes de l'alcool au volant et également, l'introduction de sanctions au Code de la sécurité routière pour les personnes conduisant avec un taux d'alcoolémie se situant entre 0,05 et 0,08.

Radars photos et caméras aux feux rouges

La mise en place de radars photos et de caméras aux feux rouges a été approuvée par le Conseil des ministres en juin 2007. Il est proposé la mise en place d'un projet pilote de radars photographiques et de caméras aux feux rouges. Ce projet pilote sera déployé dans 15 sites d'implantation. Les endroits où seront initiés les projets pilotes seront annoncés au courant des prochaines semaines.
Ces sites d'implantation sont des endroits où les accidents sont attribuables à la vitesse ou au non-respect des feux rouges et que les usagers de la route seront prévenus de l'emplacement des caméras et des radars photographiques. L'objectif n'est pas de piéger les automobilistes, mais de sauver des vies. De plus, tel qu'annoncé cet été, les sommes provenant des contraventions seront réinvesties dans des mesures de sécurité routière et en soutien aux organismes qui aident les victimes de la route.
Les préoccupations des partenaires ont été prises en considération, comme il avait été prévu de le faire. Ces projets pilotes auront une durée de 18 mois et seront révisés par l'Assemblée nationale après 12 mois.

L'accès graduel à la conduite

L'introduction de nouvelles mesures d'accès graduel à la conduite automobile est proposée, notamment par l'instauration de cours de conduite obligatoires pour les nouveaux conducteurs, par l'imposition du permis de conduire probatoire pour les 25 ans et plus, et par un accès graduel aux points d'inaptitude pour les moins de 25 ans.

Le cellulaire au volant

La recherche démontre que l'utilisation du cellulaire au volant est une source importante de distraction qui augmente le risque d'être impliqué dans un accident. Il est donc recommandé d'interdire au conducteur l'usage du téléphone cellulaire combiné pendant qu'il conduit et d'imposer des amendes et des points d'inaptitude dans ces circonstances.

Les limiteurs de vitesse pour les véhicules lourds

Dans le domaine du transport routier des marchandises, le respect des limites de vitesse est plus que crucial. Pour amener les conducteurs de véhicules lourds à réduire leur vitesse, il est proposé de modifier le Code de la sécurité routière pour rendre obligatoire l'activation des limiteurs de vitesse sur tous les véhicules lourds ainsi que le réglage de la vitesse maximale de ces véhicules à 105 km/h.
"Voilà, sommairement, ce que je proposerai mardi à l'Assemblée nationale du Québec lors du dépôt d'un projet de loi. Il appartient maintenant aux élus de faire de ces propositions des actions constructives pour changer le comportement des plusieurs usagers de la route et, ultimement, éviter des drames humains qui sont encore trop nombreux sur les routes du Québec", a conclu la ministre.



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dimanche 28 octobre 2007

Une solution pour les infrastructures routières

Je ne suis que bloggueur mais plusieurs idées sont partis de ce nouveau média et ont faites leur chemin. Je suis aussi un citoyen qui souffre d’une écoeuratite aiguë de payer des taxes et de ne pas recevoir en retour une juste valeur.

Si je prends le principe budgétaire de base que, pour dépenser plus, j’ai besoin de plus de revenu, ou si vous préférez, je ne peux dépenser plus que je ne gagne et que j’applique ce principe au gouvernement, c’est assez souvent avec une nouvelle taxe que celui-ci nous frappe ou encore un droit d’utilisateur payeur. Personnellement, c’est cette deuxième option que je préconise. Même pour notre réseau routier, cette option est applicable, tant pour les transporteurs, qui paient une redevance au kilométrage parcouru mais aussi par les autres usagers qui paient des taxes sur les carburants.

Mes propos ne ferons pas l’unanimité mais pourraient mettre un baume sur les plaies des infrastructures et possiblement faire en sorte que le réseau routier de la province de Québec retrouve un peu de vitalité et d’accroissement, si les fonds supplémentaires ainsi perçus vont en totalité pour le réseau routier.

La première idée n’est pas nouvelle. Mon ami Jacques Plante de Livraison Spéciale en parle souvent. Il s’agit de plaques personnalisées. Si je regarde le nombre de celles-ci en Ontario et la facture qui suit cette plaque, $237,30, c’est une nouvelle taxe volontaire qui pourrait être vu comme un solution pour aider le réseau. Avec ma dépendance à la caféine, je pourrais choisir la plaque KFE LRG, si le nombre de caractères est limité à six.

Une autre idée est de mettre un frais unique pour l’obtention de chaque plaque d’immatriculation en plus des frais d’annuel d’enregistrement du véhicule. Plusieurs autres gouvernements le font déjà. En plus de ralentir le changement de plaque pour toutes raisons, valable ou non, ceci aiderait le gouvernement à amortir le coût de fabrication des plaques.

Une autre anomalie à notre système d’immatriculation que je remarque, les plaques des remorques. C’est dans cette catégorie que le principe d’utilisateur payeur entre en ligne.

Je vous pose la question suivante : Est-il normal que pour immatriculer une remorque utilitaire de 3X7 il en coûte le même prix que pour une remorque 53’ avec 4 essieux, soit $67,00, et que cette immatriculation est permanente?

Ma réponse est non. Pourquoi? Je ne crois pas que personne ne pourrait mettre la même charge utile dans une remorque utilitaire tirée par un véhicule de promenade. Cette remorque ne parcourra jamais, dans sa vie utile, la distance qu’une remorque de transport général fera dans une année. Le principe est le même pour une petite remorque qui est utilisée pour des fins commerciales. Si nos Ministres, tant au Trésor et Finances qu’au Transport prennent le bien de notre réseau, une modulation des prix pourrait entraîner une hausse des revenus appréciable. Une option à ne pas négliger est de retirer la permanence des plaques des remorques pour des fins commerciales. Cette modulation inclus toutes sortes de remorques. Partant du principe que pour immatriculer un véhicule de luxe ou de grosse cylindré coûte plus cher, une remorque récréative aussi devrait avoir un supplément chargé selon sa longueur. Voici ma grille suggérée.

Remorque utilitaire privée 45.00 permanent
Tente roulotte 60.00 permanent
Remorque Récréative de moins de 27’ 75.00 permanent
Remorque Récréative de plus de 27’ 100.00 permanent
Remorque Utilitaire commerciale 25.00 annuel
Remorque de transport 2 essieux 45.00 annuel
Essieu supplémentaire 15.00 annuel

Considérant que certaines fuites vers des immatriculation hors territoire sont possible, il devrait être obligatoire pour une entreprise qui a sont siège social principal au Québec que ces remorques soient immatriculés dans la province. Il pourrait en être de même pour les tracteurs.

Pour un transporteur qui a sa principale place d’affaire au Québec, il est normal que les plaques de sa flotte soient dans cette province. Des exceptions pourraient s’appliquer pour les véhicules basés en dehors de la province et qui sont utilisés à des fins de travail local ou pour des chauffeurs assignés d’un terminal satellite hors Québec. Le même principe peut s’appliquer à des transporteurs qui ont leur place d’affaire en dehors du Québec pour les véhicules qui sont utilisés pour des employés dans la province ou pour du travail localement et qui sont attachés à un terminal satellite au Québec.

J’entend déjà les membres de la FQCC, dont j’ai fais parti, les associations de transport, les gens des pépinières et j’en passe. Mais ne sommes nous pas aussi ceux qui les utilisent les routes? N’oubliez pas que j’ai aussi placé une condition à cette modulation des tarifs.

Ces fonds supplémentaires doivent être appliqués dans les budgets du Ministère des Transports pour les routes et infrastructures uniquement.

Jean Catudal

samedi 20 octobre 2007

Mettons un frein au limiteur de vitesse!

Tel est le titre de la campagne de l’APRAC et de l’OOIDA au Québec pour faire le contre poids des autres associations dans le transport qui poussent pour la mise en fonction obligatoire du limiteur de vitesse de tout camion au Québec et qui y viendra. Ceci est dans le même sens maintenant que chez nos voisins de l’Ontario. Dans un premier temps, Madame la Ministre Boulet émettait que ceci s’appliquerait aux camions immatriculés dans la province mais, la formulation va possiblement changer pour rejoindre celle de sa consoeur de l’Ontario qui va inclure tout ce qui va avoir à rouler au Québec.

Les membres actuels de l’OOIDA ont déjà reçu par la poste une lettre avec une carte retour pour la Ministre. D’autres seront disponibles dans plusieurs relais routiers un peu partout au Québec dans la semaine qui vient. Des représentants de l’APRAC aussi seront sur la route pour les distribuer. Il ne vous reste qu’à la remplir et la poster ou la laisser à la personne qui vous la présentera pour qu’elle soit expédiée à la Ministre Boulet.

Il y a les lettres et la pétition. À ce jour, elle a reçue l’appui de plus de 705 autres routiers du Québec, de l’Ontario, du reste du Canada et des USA. N’oublions pas que nos voisins du sud, qui font du commerce avec nous, seront frappés par cette mesure aussi. Leur support est aussi important et n’est pas négligeable.

Même si le site Web de l’APRAC, www.obac.ca, ne reflète pas encore la nouvelle grille des abonnements, celle-ci va être mise a jour sous peu et il n’en coûte que $45.00cdn pour être membre. Si vous êtes membre de l’OOIDA c’est un déboursé de $25.00cdn. Pour vous inscrire au nouveau prix, vous pouvez contacter l’APRAC au 1-866-747-OBAC (6222) ou le 1-888-794-9990.

Le pouvoir est dans les nombres, plus nous serons, plus notre représentation aura du poids.