vendredi 30 mai 2008

Pendant que l’industrie du transport routier est en crise…

Que font présentement les Ministres Julie Boulet au Québec et Jim Bradley en Ontario pour aider l’industrie du transport routier?

Un fait passer une nouvelle loi pour limiter la vitesse des camions lourds sous des prétextes de sécurité et réductions des G.E.S., pendant que l’autre annonce que plus de 60M$ de nos impôts pour l’industrie intermodale afin d’aussi réduire les G.E.S. et diminuer le nombre de camions lourds sur les routes.




La limitation de la vitesse obligatoire des camions tel que décrit dans le projet de loi du Ministre Bradley peut avoir un petit effet bénéfique pour l’industrie en Ontario. Ceci en limitant la compétition pour les transporteurs qui y sont basés et en mettant un autre règlementation pour ceux qui doivent y circuler pour se rendre ailleurs. (Voir le lien pour le projet).Ceci n’aide personne pour l’ajustement des prix des carburants. http://www.ontla.on.ca/web/committee-proceedings/committee_business.do?BusinessType=Bill&BillID=1959&locale=en&CommID=7348


De son coté, la Ministre Boulet va, à grand coup de subventions, favoriser les initiatives pour les développeurs de systèmes inter ou multimodal dans le transport de marchandises, avec l’aide de la Ministre Beauchamp afin de réduire la part de 38% des G.E.S. que le transport de marchandises dégage par année. Ceci n’aide pas non plus à obtenir un taux qui rencontre la hausse des coûts d’opération.

Avec le ralentissement économique, nos usines qui ferment de plus en plus et la baisse de la population, bientôt, nous n’aurons plus marchandises à transporter et nous ne seront plus responsables des 38% des G.E.S. de toutes façons.

J’ai quelques idées pour les Ministres!

1- Nous pourrions construire au Québec un réseau fluvial vers les villages éloignés. Ceci pourrait augmenter le tourisme qui viendrait voir un format géant de Venise.

2- Demander à Poste Canada d’instaurer un système de distribution du courrier en zone rurale par des pigeons voyageurs afin d’éliminer les postiers motorisés. Je ne sais pas si la réduction de G.E.S. sera vraiment marquée mais l’augmentation des fientes d’oiseaux sera plus grande et non pas limitée aux statues des squares et des parcs.

3- Retransformer les pistes cyclables qui étaient des voies ferrées auparavant en voies ferrées afin de desservir les villages en région et favoriser le transport de personne en train comme par le passé.

Pouvons-nous espérer un peu d’aide de notre gouvernement pour passer la crise que nous vivons présentement avec de telles annonces?
Faites votre opinion, la mienne est déjà faite.

dimanche 18 mai 2008

Sortir de sa torpeur

Il est difficile pour une personne, et je suis humain aussi, de surmonter le choc émotionnel de s’avouer vaincu. Être le vainqueur est beaucoup plus gratifiant malgré que c’est aussi un choc émotionnel. Ce fut un long processus mais, lorsque j’ai pris la décision de regarder la neige fondre sur mon camion et le gazon pousser en dessous, c’est aussi mon gagne pain que j’ai mis au rancart. D’autres décisions ont aussi été prises et celles-ci aussi ont demandées un temps de rémission.

Une autre décision a été de ne plus regarder le gazon pousser en dessous du camion mais, de simplement regarder le gazon pousser. J’ai fais place nette. Comme plusieurs, j’ai souvent dis que je ferais un ornement de parterre avec et je planterais des fleurs tout le tour. Je me suis résigné pour 2 raisons toutes simples. Je n’ai pas de talents horticoles et j’avais besoin d’argent pour démarrer d’autres projets ainsi que le besoin essentiel de ne nourrir.

Ce qui n’a secoué cette semaine, en plus de suivre la courbe ascendante des prix du diesel, c’est l’avance que le projet de loi sur l’obligation d’activer le limiteur de vitesse par le Ministre Jim Bradley en Ontario et par son homonyme David Bradley de l’ACC.

Je reviendrai sur le sujet cette semaine dans cette colonne.

Je suis sorti de ma torpeur. Au moins le duo des Bradley aura fait quelque chose de bon pour moi…

mardi 1 avril 2008

1er Avril, pas seulement pour les poissons



Plusieurs disent souvent que 2 routiers ne peuvent s'entendre sur l'heure du jour. Ceci est la preuve qu'ils sont dans l'erreur cette fois. En Illinois, en Georgie, en Floride en Pennsylvanie et dans le New Jersey, des routiers indépendants se sont ralliés pour faire connaître leurs points.

Je ne blâmerais personne pour un manifestation pacifique et puissante. Nous sommes aussi des consommateurs qui veulent voir l'abus qui nous est imposé cesser. Nous devons refuser d'être mit en faillite pour satisfaire des expéditeurs peu scrupuleux.

Si vous roulez avec un contrat qui est rentable pour vous, c'est merveilleux et ne lâchez pas. Par contre si vous ne recevez pas votre juste valeur, laissez la marchandise sur le quai.


DITES NON AUX CHARGEMENTS À RABAIS

dimanche 30 mars 2008

Fuel, fuel, fuel, quand tu nous tiens par les valseuses…

Le sujet le plus courant des lignes ouvertes de camionnage, partout en Amérique, est présentement le prix du fuel et le refus de plusieurs clients d’ajuster les prix du transport en fonction des hausses récentes et à venir.

Un vent de grève souffle sur l’industrie. Les seuls qui peuvent la faire, sont les chauffeurs syndiqués et ce envers un employeur qui refuse de négocier un contrat de travail. Le terme correct pour les voituriers et les autres qui par solidarité accepterons de laisser leur camion immobile, c’est un arrêt volontaire de travail pour une journée. Des rumeurs persistantes annonce ceci pour le 1er avril. Est-ce un canular pour le « Poisson d’avril » ou pour une fois, verrons-nous de la solidarité dans notre industrie.

Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de recevoir leur juste due en compensation des hausses des coûts du carburant, plusieurs diront qu’ils ont besoin de ces revenus. Perdre une journée de revenu n’est pas la fin du monde car à moyen terme, vous perdrez beaucoup plus que ces maigres revenus si rien n’est fait pour corriger la situation.

Ce n’est pas au gouvernement de régler cette situation. Ils peuvent nous aider en abaissant les taux de taxes qu’ils perçoivent sur les carburants mais, les honorables Ministres des finances sont tout sourire avec la manne qui leurs tombe dessus. Car, plus le carburant est dispendieux à la pompe, plus le montant attribuable au pourcentage des taxes est grand. J’ai personnellement vu cette semaine ma première facture de diesel avec quatre chiffres devant le point décimal. Bientôt, c’est un agent de crédit qui sera au comptoir et non plus un caissier.

Avant de prendre la décision de stationner mon camion, mes frais de carburant dépassaient les 65% de mes revenus. Avec un refus direct de mon donneur d’ouvrage d’ajuster la compensation attribuable au carburant, j’ai depuis plus d’un mois décidé de regarder la neige fondre sur mon véhicule et je conduis comme chauffeur indépendant un véhicule pour un petit entrepreneur que je connais.

Plusieurs ne feront pas la file le 31 mars à la SAAQ pour le renouvellement de leurs plaques et plusieurs autre vont laisser une partie de leur flotte le nez contre la clôture le temps que la crise passe. Mais combien de temps durera cette crise?

Je ne saurais vous répondre, n’ayant pas de boule de cristal car celle que j’avais consulté avec ma prédiction de voir la moyenne nationale américaine au dessus des $4 avant la fin de l’été m’a menti. C’est arrivé avant que le printemps s’installe. Tant que des transporteurs, petits ou grands, vont continuer de prendre des chargements à pertes, tant que par solidarité les associations de camionnage et de voiturier ne feront pas un geste d’éclat envers les clients qui pensent encore que nos revenus sont élastiques, la crise va durer.

À moins que, et là je sais que je ne fais que de la spéculation mais, s’agirait-il de terrorisme économique?

En attenant pourquoi pas le faire ce mardi, tout en modifiant la célèbre phrase des départs
de courses : « Gentlemen, do not start your engine! »

dimanche 23 mars 2008

Limiteur de vitesse en Ontario et dans le reste du Canada

C’est un pas de plus que le Ministre Bradley a fait franchir au projet de l’OTA de faire des routiers d’Amérique, qui ont affaire dans la province de l’Ontario, des petits pois verts #3 en imposant la mise en fonction obligatoire du limiteur de vitesse des camions de plus de 11,000kg de masse totale en charge. Ceci au nom de la sécurité, malgré que plusieurs études disent le contraire, et des réductions de GES, ce qui n’a pas été prouvé adéquatement non plus.

Plusieurs d’entre vous qui lisez ce blog savez ce qu’est un limiteur de vitesse mais pour les autres, c’est une puce électronique dans les contrôles du moteur qui bloque le véhicule à une vitesse déterminée. Le projet de loi, comme la loi 142 au Québec, propose une vitesse maximale de 105Km/h. Cependant l’exploitant peut, comme plusieurs grandes flottes le font déjà, limiter la vitesse à un niveau inférieur. Si vous travaillez pour une entreprise qui limite sa vitesse à 100Km/h, ne vous attendez pas que votre exploitant ajuste à la hausse ses critères de limitations.

À une époque où le prix du carburant diesel dépasse 1.25$ le litre au Québec et que la moyenne nationale américaine est au dessus de 4,00$, je ne connais pas aucun voiturier qui ne prend pas de mesures additionnelles pour conserver ce précieux liquide qui est la principale dépense d’exploitation de nos entreprise afin de pouvoir rester profitables. À une époque où les expéditeurs sont de plus en plus récalcitrants à payer pour une surcharge de carburant, pour garder leurs coûts le plus as possible, je ne comprend pas non plus les exploitants qui refuse de l’imposer et acceptes des chargement à perte ou à peu de profits.

Si vous vous demandez ce que l’OBAC fait dans le dossier, je peux vous répondre que tout est fait mais je vous demande en retour, vous, qu’avez-vous fait dans le dossier? Avez-vous contacté votre député? Avez-vous envoyé une lettre, un fax, un courriel au Ministre du Transport de votre province? Avez-vous adhéré à l’association? Si vous avez répondu non à une seule de ces questions, vous n’avez pas fait votre part.

J’ai mis en ligne une pétition le 8 juillet dernier. Ce matin, c’est moins de 900 signatures qui y sont apposées en provenance du Canada et des États Unis. Ceci montre le peu d’intérêt que vous avez dans la défense de vos droits, dans la libre concurrence et la libre entreprise. Laissez encore une fois les grands transporteurs du Canada dicter votre ligne de conduite et surtout, ne venez pas vous plaindre face à VOTRE inaction dans ce dossier.

Avec les 2 provinces les plus populeuses du pays ayant une telle réglementation, les autres vont suivre. Que sera la suite? L’imposition d’enregistreur électronique de surveillance des heures de services? L’obligation de remorquer des trains routiers?

Au moins donnez-vous une voix qui vous représente et ne laissez pas les gouvernements écouter qu’une seule association qui va tout faire pour éliminer les petits entrepreneurs indépendants. Ces mêmes associations qui ont tant crier pour que les territoires soient déréglementés, aujourd’hui demandent aux gouvernements de mettre de plus en plus de règlements quand il y a beaucoup d’autres lois qui dictent la conduite des usages de la route.

Personnellement je n’ai qu’une demande formelle à faire à ces gouvernements.
Allez-vous un jour voir à faire respecter le code de la route par tout le monde avant d'imaginer de nouvelles règlementations?